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SAMIR : pourquoi le Maroc ne redémarre-t-il toujours pas son unique raffinerie ?

Onze ans après son arrêt, la raffinerie SAMIR de Mohammedia demeure inactive malgré son potentiel industriel, plusieurs offres de reprise et les besoins énergétiques du Maroc. Dettes, procédures judiciaires, arbitrage international, coûts de réhabilitation et orientations gouvernementales : Chronexium examine les raisons de cette impasse et les scénarios possibles pour l'avenir du raffinage national.

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Raffinerie SAMIR de Mohammedia au Maroc, inactive depuis 2015, infrastructures industrielles et réservoirs pétroliers.
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Onze années se sont écoulées depuis que les installations de la SAMIR, à Mohammedia, ont cessé de raffiner du pétrole. Pourtant, les infrastructures sont toujours là, les réservoirs existent, une partie des compétences industrielles a été préservée et plusieurs investisseurs ont manifesté leur intérêt.

Alors pourquoi le Maroc ne parvient-il toujours pas à remettre en service son unique raffinerie ?

La question revient avec insistance en cette fin d'année 2026, alors que les tensions sur les marchés pétroliers internationaux, les prix élevés des carburants et les nouvelles déclarations gouvernementales ravivent le débat sur la souveraineté énergétique du Royaume.

Derrière l'immobilisation de la SAMIR se cache une équation complexe, mêlant dizaines de milliards de dirhams de créances, procédures judiciaires, investissements industriels considérables et choix stratégiques sur l'avenir du raffinage pétrolier au Maroc.

Une raffinerie stratégique immobilisée depuis août 2015

L'histoire de la SAMIR remonte à 1959, lorsque le Maroc s'engage dans le développement d'une industrie nationale de raffinage.

Implantée à Mohammedia, la raffinerie devient progressivement l'une des infrastructures industrielles les plus importantes du pays.

Sa capacité nominale totale atteignait environ 10 millions de tonnes de pétrole par an, soit près de 200 000 barils par jour.

L'entreprise disposait également d'importantes installations de stockage, réparties notamment entre Mohammedia et Sidi Kacem.

Pendant plusieurs décennies, la SAMIR a occupé une place centrale dans l'approvisionnement du marché marocain en produits pétroliers.

Mais en août 2015, confrontée à une crise financière majeure, l'entreprise interrompt ses activités de raffinage.

En mars 2016, le tribunal de commerce de Casablanca prononce sa liquidation judiciaire.

Depuis, malgré les prolongations judiciaires destinées à préserver les actifs et à faciliter une éventuelle cession, aucun redémarrage industriel n'a eu lieu.

Le Maroc importe désormais ses produits pétroliers raffinés sans disposer d'une raffinerie nationale en fonctionnement.

Premier obstacle : un passif de plus de 30 milliards de dirhams

La première grande difficulté réside dans la situation financière et judiciaire de l'entreprise.

Selon une reconstitution des créances publiée en mars 2026, le passif admis de la SAMIR dépasse 30 milliards de dirhams.

Plus de la moitié de ce montant correspond à des créances publiques.

Autrement dit, l'État et les organismes publics figurent parmi les principaux créanciers de l'entreprise, aux côtés d'établissements bancaires et d'autres partenaires économiques.

Le problème est considérable.

La liquidation judiciaire impose un cadre juridique précis pour la réalisation des actifs et la protection des droits des créanciers.

Un investisseur intéressé par la raffinerie ne peut donc pas simplement négocier un prix avec l'ancien propriétaire et remettre immédiatement les installations en marche.

Il doit s'inscrire dans une procédure judiciaire, présenter une offre recevable et réunir des garanties permettant d'envisager sérieusement la reprise.

La valeur des actifs, le règlement des créances et les investissements futurs constituent trois questions différentes, mais étroitement liées.

Une offre d'acquisition élevée ne suffit donc pas à débloquer automatiquement le dossier.

Deuxième obstacle : les investisseurs existent, mais aucune offre n'a abouti

L'année 2026 a pourtant apporté un nouvel espoir.

La société émiratie MJM Investments Limited a présenté une proposition évaluée à environ 3,5 milliards de dollars, soit approximativement 34 milliards de dirhams, pour acquérir les actifs industriels de la SAMIR.

Sur le papier, ce montant pouvait apparaître particulièrement intéressant au regard du passif admis de l'entreprise.

Cependant, l'offre était assortie de conditions.

L'investisseur souhaitait notamment accéder aux installations pour réaliser une expertise technique complète, vérifier l'état des équipements et évaluer les travaux nécessaires avant un redémarrage.

Le 27 février 2026, le tribunal de commerce de Casablanca a déclaré cette proposition irrecevable, au regard des exigences applicables à la procédure de cession.

L'information a refait surface début novembre 2026, certains médias présentant l'intérêt de l'investisseur émirati comme une nouvelle proposition.

Mais il s'agissait bien de l'offre déjà examinée et écartée en février.

Cette séquence illustre l'une des principales difficultés du dossier : l'intérêt commercial pour la SAMIR ne se transforme pas nécessairement en opération de reprise juridiquement validée.

Troisième obstacle : le contentieux international avec l'ancien actionnaire

À la procédure marocaine s'ajoute un litige international opposant le Royaume à Corral Morocco Holdings AB, société liée à l'ancien actionnaire majoritaire de la raffinerie, l'homme d'affaires Mohammed Al Amoudi.

En juillet 2024, un tribunal arbitral du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements, le CIRDI, a condamné le Maroc à verser 150 millions de dollars à l'investisseur.

La réclamation initiale de ce dernier avoisinait 2,7 milliards de dollars.

Le Maroc a engagé une procédure d'annulation partielle de la sentence.

Une audience s'est tenue à Paris le 19 mars 2026, et la décision relative à cette demande demeurait attendue début novembre.

Il convient de distinguer ce contentieux international de la liquidation judiciaire conduite au Maroc : les deux procédures n'ont ni les mêmes parties ni les mêmes objets.

Néanmoins, leur coexistence entretient des incertitudes juridiques et financières qui compliquent l'appréciation globale du dossier.

Pour un investisseur potentiel, la stabilité juridique de l'opération constitue naturellement un élément déterminant.

Quatrième obstacle : onze années d'arrêt ont un coût industriel

Il serait trompeur de considérer la SAMIR comme une usine qu'il suffirait de rebrancher pour retrouver immédiatement sa capacité de production.

Une raffinerie de pétrole est une installation industrielle complexe, soumise à des contraintes de sécurité particulièrement strictes.

Après plus de onze années sans activité de raffinage, plusieurs opérations sont indispensables avant d'envisager une remise en service.

Les unités de distillation, les conduites, les systèmes de pression, les échangeurs thermiques, les équipements électriques, les dispositifs de sécurité et les installations de traitement doivent notamment faire l'objet d'inspections et de tests.

Certaines pièces peuvent nécessiter un remplacement, tandis que des systèmes entiers peuvent devoir être modernisés.

Il faut également vérifier la conformité environnementale du site et les conditions de sécurité du personnel.

Or, à ce jour, aucun audit technique récent et exhaustif, publiquement accessible, ne permet de déterminer avec précision le coût total de cette remise en état.

La valeur comptable ou judiciaire des actifs ne doit donc pas être confondue avec le coût d'une raffinerie immédiatement opérationnelle.

Un repreneur aurait potentiellement à supporter trois catégories de dépenses : l'acquisition des actifs, leur réhabilitation et le financement du pétrole brut ainsi que du fonctionnement quotidien.

Sans chiffrage crédible de ces trois composantes, il reste difficile d'établir la rentabilité future du projet.

Cinquième obstacle : le gouvernement n'a pas encore tranché le modèle énergétique

C'est probablement la dimension la plus déterminante du dossier actuel.

Le 3 novembre 2026, devant la Commission des finances de la Chambre des représentants, Fouzi Lekjaa a expliqué que la remise en activité de la SAMIR ne devait pas être considérée comme une solution automatique aux prix élevés des carburants.

Selon le ministre, le raffinage pétrolier n'est pas systématiquement rentable, y compris pour des pays producteurs de pétrole.

Il a rappelé que le coût du brut, les conditions du marché international et les investissements nécessaires doivent entrer dans l'évaluation économique.

Le ministre a néanmoins maintenu une ouverture à des partenariats public-privé ou à des investissements nationaux et étrangers susceptibles de valoriser le site.

Deux jours plus tard, le 5 novembre, Charafat Afilal, ministre de l'Énergie, des Mines et du Développement durable, a écarté la perspective d'une reprise imminente.

Elle a expliqué qu'une décision collective devait être prise après examen des dimensions juridiques, économiques, techniques, foncières et environnementales.

Surtout, elle a présenté une alternative fondamentale : faut-il remettre en service la SAMIR ou envisager la construction d'une nouvelle unité de raffinage ?

Cette interrogation montre que l'avenir de l'industrie nationale du raffinage ne repose plus uniquement sur la recherche d'un acquéreur.

Le Maroc doit d'abord déterminer quel modèle industriel et énergétique il souhaite retenir.

Pourquoi ne pas simplement nationaliser la SAMIR ?

L'idée d'une reprise par l'État revient régulièrement dans le débat public.

Ses défenseurs estiment que le caractère stratégique du raffinage justifierait une intervention publique afin de restaurer une capacité industrielle nationale.

Mais une nationalisation ne supprimerait pas automatiquement les difficultés existantes.

L'État devrait définir un mécanisme juridique d'acquisition ou de contrôle, traiter la question des créanciers, financer la réhabilitation et assumer les risques industriels et commerciaux.

Le raffinage n'est pas non plus une activité dont les profits sont garantis.

Les marges dépendent notamment de l'écart entre le coût du pétrole brut et le prix de vente des produits raffinés, ainsi que des dépenses énergétiques et opérationnelles.

Une raffinerie publique peut donc contribuer à la sécurité énergétique sans nécessairement fonctionner chaque année avec une rentabilité élevée.

La question fondamentale est celle du niveau de risque financier que les pouvoirs publics accepteraient d'assumer, directement ou par l'intermédiaire d'un partenaire industriel.

Sixième obstacle : importer du carburant raffiné ou produire au Maroc ?

Depuis l'arrêt de la SAMIR, le Maroc s'approvisionne en essence, gasoil et autres produits pétroliers directement auprès de raffineurs étrangers.

Ce modèle présente des avantages pour les importateurs et distributeurs : il évite de financer et d'exploiter une grande raffinerie nationale.

Mais il crée également une dépendance à l'égard des capacités de raffinage étrangères et des chaînes logistiques internationales.

Le Maroc reste de toute façon dépendant des importations de pétrole, qu'il achète du brut pour le raffiner localement ou des carburants déjà raffinés.

La différence porte donc sur la nature de cette dépendance.

Avec une raffinerie, le Royaume pourrait importer du brut, le transformer sur son territoire, conserver une activité industrielle à forte intensité capitalistique et développer certaines capacités de stockage.

En contrepartie, il devrait supporter les coûts d'exploitation, la maintenance et les risques liés aux marges de raffinage.

Sans raffinerie, le pays évite ces coûts industriels, mais dépend davantage de l'offre internationale en produits finis.

Le véritable débat ne porte donc pas sur une indépendance pétrolière totale, inaccessible sans production domestique suffisante de brut, mais sur le degré de maîtrise nationale de la chaîne d'approvisionnement.

La SAMIR ferait-elle réellement baisser les prix à la pompe ?

C'est l'une des questions les plus sensibles.

Pour les partisans de la relance, une raffinerie nationale pourrait permettre de conserver au Maroc une partie de la valeur créée par le raffinage, tout en offrant davantage de souplesse dans la gestion des stocks et des approvisionnements.

Mais il serait incorrect d'affirmer que sa réouverture entraînerait automatiquement une baisse importante du prix du litre de gasoil ou d'essence.

Le prix final dépend de plusieurs éléments : coût du pétrole brut, raffinage, transport, stockage, distribution, fiscalité et marges commerciales.

Une raffinerie marocaine devrait elle aussi acheter du pétrole sur les marchés internationaux.

Elle serait donc exposée aux fluctuations du prix du baril.

En revanche, une production nationale compétitive pourrait modifier la structure des coûts et diversifier les sources d'approvisionnement du marché.

L'effet réel sur le consommateur dépendrait alors du coût industriel de production, du niveau de concurrence et des mécanismes de commercialisation.

Autrement dit, la SAMIR pourrait constituer un instrument stratégique, mais pas une garantie mécanique de carburants bon marché.

Près de deux millions de mètres cubes de stockage : un atout sous-exploité

Au-delà du raffinage, les infrastructures de stockage de la SAMIR représentent un intérêt économique important.

Selon des évaluations publiées en 2026, le groupe disposait historiquement d'une capacité de stockage proche de deux millions de mètres cubes, répartie entre Mohammedia et Sidi Kacem.

Ces capacités pourraient contribuer à renforcer les réserves stratégiques nationales, sous réserve de leur état technique et de leur disponibilité effective.

Un projet porté par l'Office national des hydrocarbures et des mines, l'ONHYM, avait précisément envisagé d'utiliser les réservoirs de la raffinerie.

L'objectif était de contribuer au renforcement des stocks de sécurité pétroliers.

Mais malgré des travaux préparatoires et des discussions institutionnelles, ce projet n'a pas abouti.

Les obstacles juridiques, les questions de gouvernance, les autorisations requises et les incertitudes liées au contentieux international ont pesé sur sa mise en œuvre.

Cette situation soulève une interrogation supplémentaire : même sans redémarrer immédiatement les unités de raffinage, pourquoi les capacités de stockage ne peuvent-elles pas être mobilisées plus rapidement ?

Le gouvernement privilégie aujourd'hui le renforcement des réserves stratégiques, tout en considérant différentes possibilités de stockage national ou international.

Une facture économique contestée, mais potentiellement considérable

En juillet 2026, une étude relayée par la presse marocaine a avancé que l'arrêt prolongé de la SAMIR aurait entraîné un coût économique cumulé pouvant atteindre 197 milliards de dirhams.

Cette estimation tient compte de plusieurs composantes, notamment des activités économiques perdues, de la valeur des actifs immobilisés et des marges de raffinage qui n'ont pas été captées sur le territoire national.

L'étude évaluait notamment entre 42 et 70 milliards de dirhams les marges potentielles de raffinage non réalisées au Maroc entre 2015 et 2025, avec une estimation centrale de 54 milliards.

Ces chiffres doivent néanmoins être interprétés avec précaution.

Il s'agit d'estimations fondées sur des scénarios économiques et non d'une dépense budgétaire effectivement payée par l'État.

Ils ne démontrent pas non plus qu'une SAMIR restée en activité aurait nécessairement généré des bénéfices équivalents.

Les coûts d'exploitation, d'investissement, de financement et les risques commerciaux auraient également dû être pris en compte.

La principale conclusion demeure néanmoins importante : l'arrêt de la raffinerie représente une perte de capacité industrielle et d'options stratégiques pour l'économie marocaine.

Les salariés, victimes d'une crise qui n'en finit pas

Derrière les milliards de dirhams et les débats institutionnels, la SAMIR reste aussi un dossier humain.

Depuis 2015, les travailleurs de l'entreprise vivent dans l'incertitude concernant leur avenir professionnel et leurs droits sociaux.

Le 2 novembre 2026, de nouvelles inquiétudes ont été exprimées au sujet de leur couverture sociale, après l'annonce d'une suspension de certains droits auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale à compter du 1er novembre.

Les organisations syndicales continuent de réclamer une solution permettant de préserver les emplois, les compétences et le patrimoine industriel du site.

Pour elles, le maintien prolongé de la raffinerie à l'arrêt représente un risque croissant de dégradation des installations et de disparition progressive d'un savoir-faire spécialisé.

Après plus d'une décennie d'incertitude, la question sociale demeure indissociable de la question industrielle.

Que faudrait-il pour que la SAMIR redémarre réellement ?

Trois scénarios principaux peuvent être envisagés.

Le premier serait une reprise industrielle par un investisseur privé. Elle nécessiterait une offre juridiquement recevable, un audit complet des installations, des garanties de financement et un véritable projet de réhabilitation.

Le deuxième serait une intervention de l'État, seul ou avec des partenaires industriels. Cette formule permettrait de maintenir un contrôle public sur un actif stratégique, mais supposerait des engagements financiers et une répartition claire des risques.

Le troisième serait une reconversion partielle du site, notamment autour du stockage pétrolier et de certaines infrastructures énergétiques, sans nécessairement relancer l'intégralité des activités de raffinage.

Une quatrième possibilité, évoquée dans le débat gouvernemental, consisterait à construire une nouvelle raffinerie sur un autre site plutôt qu'à réhabiliter les installations existantes.

Chaque option exigerait une étude comparative sérieuse portant sur le coût, le calendrier, la rentabilité, la sécurité énergétique et les conséquences sociales.

La véritable question : veut-on encore raffiner du pétrole au Maroc ?

Onze ans après l'arrêt de la SAMIR, l'absence de redémarrage ne peut plus être expliquée par un seul obstacle.

La procédure judiciaire complique la cession. Le passif financier demeure considérable. Le contentieux international entretient des incertitudes. Les installations vieillissent et leur remise en état nécessite des investissements dont le coût exact reste à déterminer.

Mais les dernières déclarations gouvernementales font apparaître une question plus profonde : le raffinage national doit-il encore occuper une place centrale dans la stratégie énergétique marocaine ?

Pour les défenseurs d'une relance, disposer d'une raffinerie constitue une capacité stratégique précieuse dans un monde marqué par les tensions géopolitiques et les perturbations de l'approvisionnement.

Pour les responsables gouvernementaux, l'enjeu doit également être examiné sous l'angle de la viabilité économique, du coût des investissements et des solutions alternatives de stockage.

Ces deux considérations ne sont pas nécessairement incompatibles.

Un État peut considérer qu'une infrastructure stratégique possède une valeur dépassant sa seule rentabilité immédiate, tout en exigeant que les dépenses nécessaires soient précisément évaluées.

La vraie difficulté consiste à définir cette valeur stratégique, à mesurer les risques et à arrêter un choix industriel durable.

Conclusion : la SAMIR attend davantage qu'un repreneur

La SAMIR ne redémarre pas parce qu'elle se trouve au croisement de plusieurs impasses : judiciaire, financière, industrielle et stratégique.

Aucun repreneur n'a encore pu mener une acquisition à son terme. Les coûts réels de réhabilitation ne sont pas publiquement établis. Et le gouvernement n'a toujours pas arrêté définitivement son choix entre la relance du raffinage existant, une nouvelle installation ou la valorisation alternative des infrastructures.

Au 7 novembre 2026, aucune date crédible de reprise n'a été annoncée.

La question n'est donc plus simplement de savoir quand les cheminées de la SAMIR recommenceront à fonctionner.

Elle est de déterminer si le Maroc souhaite conserver une capacité nationale de raffinage, à quel coût, avec quel partenaire et selon quel modèle économique.

Tant que ces décisions ne seront pas prises, l'un des plus importants patrimoines industriels du Royaume continuera de symboliser une interrogation stratégique restée sans réponse depuis plus d'une décennie.

L’AUTEUR

YBoulayoun ↗

Auteur et directeur de publication de Chronexium Passionné par l’actualité et animé par le plaisir d’informer, Youssef Boulayoun assure seul la rédaction et la publication des articles de Chronexium. Ce projet personnel est né d’une envie simple : partager l’information, explorer les sujets qui marquent notre époque et donner des repères pour mieux les comprendre. Il s’intéresse particulièrement à l’actualité du Maroc et aux événements internationaux.

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